L’assurance invalidité connaît actuellement de profonds changements
: mesures d’économie 2003, Loi sur l’égalité
pour les personnes handicapées (LHand), recherche de solutions de financement,
Nouvelle répartition des tâches entre la Confédération
et les cantons (RPT), modification des procédures et 5ème révision
bouleversent l’ensemble du domaine.
Le déficit chronique de l’AI et la dette qui se creuse inexorablement
contribuent certainement à la multiplication des projets de réforme,
à la recherche d’économies et de solutions en matière
de financement, mais également à cette ambiance de chasse aux
abus, particulièrement détestable, qui fait de chaque personne
malade, un tricheur potentiel.
S’il est vrai que le nombre de personnes handicapées a beaucoup
augmenté depuis le début des années 90, on ne peut en attribuer
la cause au laxisme des offices AI. Il faut plutôt y voir des de société
qui se cumulent.
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La cause principale est positive : c’est l’allongement considérable
de la durée de vie des personnes handicapées. On peut cependant
aussi attribuer un effet aux progrès de la médecine, qui permettent
de sauver des gens gravement atteints dans leur santé, au changement
de société : aujourd’hui, toutes les personnes handicapées,
ou presque, sont prises en charge par l’assurance invalidité, à
l’augmentation des maladies psychiques, dues à la pression sociale
et professionnelle accrue que nous connaissons depuis le début des années
90 et à la dureté du marché du travail, qui élimine
impitoyablement les moins performants.
L’augmentation des cas AI est d’ailleurs assez semblable dans l’ensemble
de l’Europe. Les différences proviennent plutôt de définitions
plus ou moins restrictives du handicap que de différences de société
ou de taux de maladie.
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