Interview pour le journal de Caritas

Rencontre dans le cadre de Caritas, Maison des Associations, Neuchâtel Madame Gisèle Ory, conseillère d’Etat et cheffe du département de la santé et des affaires sociales. Pauvreté   Selon vous, que signifie être pauvre en Suisse aujourd’hui ?   La pauvreté, ça va plus loin qu’un manque d’argent. Elle est bien sûr souvent due à un salaire insuffisant pour entretenir la famille, mais elle est aussi liée à des problèmes de santé, au manque de formation et au chômage, au divorce, à l’impossibilité de donner ses enfants à garder pour aller travailler, à l’isolement social. L’ accumulation de ces conditions difficiles conduit à la pauvreté. Beaucoup trop de familles monoparentales ou avec plusieurs enfants sont confrontées à cela. Ce n’est pas acceptable dans un pays aussi riche que le nôtre.   Comment est-il possible que la Suisse compte plus d’un million de      pauvres selon les chiffres de Caritas Suisse[1] ?  Qu’en est-il plus précisément dans notre      canton ?   Outre les diverses causes de pauvreté dont je viens de parler, nous traversons aujourd’hui une crise qui aggrave le phénomène. On peut aussi parler d’une évolution de la société. Les exigences professionnelles augmentent. Tout le monde ne peut pas suivre ce rythme et certains sont laissés pour compte.   Pour ce qui est du canton de Neuchâtel, nous manquons d’éléments statistiques. Nous n’avons que l’étude réalisée par le professeur Hainard, de l’université de Neuchâtel, dans les années 90.  Cependant, Avec un revenu disponible parmi les plus bas de Suisse, un taux de chômage très élevé et un taux de divorce record, le canton de Neuchâtel réunit malheureusement toutes les conditions qui favorisent la pauvreté.   Que propose le canton de Neuchâtel pour réduire le nombre de      personne confrontée à cette situation ?   L’aide sociale demeure le dernier filet de sécurité. Elle doit permettre d’assurer le minimum vital. Cette aide...

Inaurguration de la Résidence Le Littoral

Message à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle structure pour personnes âgées Résidence Le Littoral à Bevaix

Mesures contre la pénurie de médecins

Réponse à une motion sur la pénurie de médecins et les mesures à prendre au niveau cantonal et au niveau national.

Interview concernant la politique hospitalière

Les hôpitaux neuchâtelois en mutation Interview de la conseillère d’Etat Gisèle Ory Parmi les dossiers brûlants, les chantiers de réformes, l’Hôpital neuchâtelois (HNe) occupe une place sensible. En charge de la santé sur le plan politique depuis 2009, la conseillère d’Etat Gisèle Ory fait bouger les choses. L’ex-conseillère aux Etats a notamment convoqué des « Etats généraux de la santé ». Elle tente de dépassionner le débat entre Haut et Bas du canton, de rassurer et de surmonter les blocages. C’est que les villes du Haut redoutent que le site hospitalier de La Chaux-de-Fonds devienne un établissement de seconde zone. Gisèle Ory répond à nos questions. Hôpital neuchâtelois fait beaucoup parler de lui. Pouvez-vous rappeler brièvement quels étaient les objectifs de la réforme hospitalière ? La création d’un établissement de droit public cantonal en 2005, Hôpital neuchâtelois (HNE), répondait à la volonté de garantir une prise en charge d’excellente qualité des patients neuchâtelois et de ramener les coûts des hôpitaux dans la moyenne suisse pour des établissements comparables. Sans avoir l’ensemble du dispositif hospitalier dans les mains, c’était mission impossible. Il s’agissait de quitter la voie régionaliste pour entrer dans une vision cantonale du système hospitalier, de supprimer les doublons inutiles et de réorganiser les hôpitaux selon une logique de complémentarité entre les sites, sans perdre de vue la notion d’équilibre régional. Il y avait un large accord pour cette réforme alors pilotée par Mme Monika Dusong. Et où en est cette réforme aujourd’hui ? Réunir les gens et piloter ce bateau d’une seule main a déjà produit des économies importantes. Tendanciellement, le coût des hôpitaux neuchâtelois se rapproche de la moyenne suisse. Des efforts énormes ont été faits et je tiens à souligner  que ce n’est pas sur le dos du personnel, car en parallèle les salaires ont été améliorés et les horaires de travail ont diminué. Il reste encore un bout...

Educateurs de rue

Réponse à la question 10.311 du député Théo Huguenin-Elie concernant les éducateurs de rue

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